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9 syndromes dont souffrent les auteurs de roman

syndrome auteur roman

Écrit par Éléonore

7 février 2024

Sachez que beaucoup d’auteurs débutants ou non souffrent à un moment ou un autre de leur parcours d’un ou de plusieurs de ces syndromes. Peur de la page blanche, syndrome de l’imposteur ou procrastination… Bref, vous n’êtes pas seul. Et soyez rassuré, je vous donne quelques pistes contre ces peurs de l’écrivain. Ne bloquez plus sur votre histoire !

1) L’angoisse de la PAGE BLANCHE chez l’auteur

Ou comment rester paralyser sur sa page, sans aucun mot ni aucune idée viable qui nous vienne à l’esprit.

Selon moi, il y a toujours un motif derrière ce blocage : perfectionnisme, esprit non disponible à la création, car accaparé par des problèmes extérieurs (personnels, professionnels, financiers…), la peur de ne pas y arriver, un blocage dans son histoire…

Les raisons peuvent être multiples.

Le premier pas à faire est d’essayer d’identifier ce qui se cache derrière le syndrome.

D’abord, pour déculpabiliser et ensuite, pour trouver la bonne méthode afin de s’y attaquer :

Le perfectionnisme de l’écrivain

Essayez de lâcher-prise, surtout si vous êtes en train d’écrire votre 1er jet. Cette première version n’est qu’un brouillon. Le 1er jet n’a pas vocation à être parfait. Il vous faut juste coucher l’histoire pour vous-même sur le papier.

Les problèmes extérieurs, créateurs de pannes d’inspiration

C’est mon cas. Alors, globalement, je fais le dos rond… J’attends des jours meilleurs, en nourrissant ma créativité et en noircissant mon carnet à idées.

La peur de ne pas arriver à écrire

Les doutes vous tenaillent ? Et si vous écriviez juste un petit texte sur votre personnage préféré ? Quelque chose qui ne sera pas dans le roman. Reprenez juste du plaisir à écrire.

Le blocage sur votre histoire

Et si vous essayiez d’écrire une scène qui vient plus tard, vous n’êtes pas obligé de suivre la chronologie du roman pour l’écriture.

Le maître-mot : écrivez juste pour le plaisir d’écrire, même des textes courts… et surtout ne culpabilisez pas de faire des pauses. Elles nourrissent votre créativité.

2) Le SYNDROME DE L’IMPOSTEUR

Ou comment ne pas sentir légitime à écrire ou se dévaloriser (« Qui suis-je pour me dire auteur ? De toute façon, c’est nul, je ne sais pas écrire … Personne n’aura envie de lire cette histoire. »)

Je vous conseille la lecture de cet article de Magali Badolo, très instructif sur le sujet : https://www.lescoulissesdulivre.com/la-verite-sur-le-syndrome-de-l-imposteur-chez-lauteur/

syndrome auteur beta-lecteur

3) Le syndrome du LECTEUR – BÊTA-LECTEUR

Ou comment se gâcher la lecture en sur-analysant tout : la cohérence des personnages et de l’intrigue, le style, etc.

Là, j’avoue, j’ai connu ça et je me soigne encore parfois.

Mais j’essaye de lire vite et de me mettre dans ma bulle. Je me dis avant de commencer : « Profite juste de l’histoire. » Pour mettre en OFF mon envie de bêta-lire. Si vous avez d’autres conseils à ce sujet, je suis preneuse 😜

4) Le SYNDROME DU MILIEU

Ou comment on perd sa motivation au milieu de son roman (et ça arrive à plein d’auteurs), parce qu’on a perdu l’enthousiasme du début, qu’on trouve la ligne d’arrivée bien lointaine… et qu’on se retrouve souvent dans le fameux « ventre mou » de l’histoire. Ça vous parle ?

👉 J’ai écrit un article pour vous aider à vous en sortir. Pour le lire, CLIQUEZ ICI

5) Le SYNDROME DE LA SAGA ou de la trilogie comme « premier roman ».

C’est très courant. On commence à écrire et on se retrouve avec une saga ou une trilogie alors qu’il est beaucoup plus simple de commencer par un one-shot quand on débute. Et beaucoup plus facile aussi de se faire éditer ou de vendre un one-shot en autoédition.

👉 Mon conseil : si c’est votre première histoire ; écrivez un one-shot. Je connais tellement d’auteurs qui se sont cassé les dents sur leurs premiers écrits à cause de ça.

syndrome auteur de saga ou trilogie

6) Le syndrome de L’HISTOIRE SANS FIN

Vous aimez vos personnages, votre univers, et impossible de les lâcher. Votre histoire finit par gonfler, gonfler…

👉 Revoyez votre fin pour qu’elle soit plus punchy, ne diluez pas. Vous ne voulez pas abandonner vos personnages préférés, je le comprends très bien.

Et si vous repreniez un personnage secondaire et écriviez ce qui se passe avant pour lui, par exemple. Vous pouvez aussi imaginer vos personnages 10 ans plus tard.

7) Le BLUES après avoir terminé son roman

Parfois, après avoir écrit une histoire complète, on peut être déprimé, vidé, ne plus avoir envie d’écrire… Ce n’est pas systématique, mais ça peut arriver.

Écrire vous prenait plusieurs heures par semaine, vous y pensiez énormément, vos personnages vous accompagnaient chaque jour, cela vous prenait de l’énergie et du temps. Et tout à coup… plus rien, la solitude, le vide. C’est la fin d’une étape importante dans votre vie d’auteur.

👉 Laissez-vous du temps pour apprécier cette étape et prendre conscience du chemin accompli. Acceptez ce blues qui peut durer plusieurs jours à plusieurs semaines. Bientôt, vous aurez une nouvelle idée d’histoire, de nouveaux personnages à découvrir…

8) Le syndrome de la PROCRASTINATION (souvent active)

Parfois, on sait que l’on doit écrire si l’on veut que l’histoire se concrétise sur le papier, mais non… à la place, on scrolle sur les réseaux pendant son créneau d’écriture, on fait des recherches sur les lieux à décrire, on range le placard qui attend ça depuis 3 mois, on se met même à ranger ses papiers importants. Bref, on évite le clavier… et on finit par culpabiliser en plus.

Pour en savoir plus sur la procrastination de l’auteur, suivez ce lien vers mon article : https://beta-lecture-and-co.fr/blog/ecriture-procrastination-et-culpabilite/

Et pour y remédier, lisez cet article-ci :
https://beta-lecture-and-co.fr/blog/4-methodes-et-3-conseils-pour-arreter-de-procrastiner/

9) Le syndrome de l’auteur qui commence plusieurs histoires, mais n’en finit aucune

Vous avez une nouvelle idée tous les jours, vous commencez plein de projets, mais vous ne terminez rien ?

Votre esprit a peut-être besoin de pouvoir zapper d’une histoire à l’autre. Pourquoi ne pas essayer de vous focaliser sur deux histoires seulement ? Dès que vous bloquez sur l’une, repassez sur l’autre. Mais limitez-vous à deux histoires et vous avancerez, sans vous ennuyer.

 

Écrire un livre n’est pas facile, c’est une aventure avec ses hauts et ses bas. En tant qu’auteur, vous rencontrerez sûrement un de ses syndromes, peurs, blocages sur le chemin. N’ayez crainte, c’est très répandu, voire normal. L’important est de trouver vos propres solutions et de continuer à écrire cette histoire que vous seul pouvez coucher sur le papier. Courage !

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